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Langue bretonne - Langue bretonne: les élus d'Askol réclament un statut officiel et des actes pour sa défense
13/08/05
Askol, association des Elus bretons pour la Démocratie, ( qui regroupe des élus membres ou proches du Parti Breton) , tenait hier une conférence de presse à Lorient, à l’occasion du Festival Interceltique, sur le thème de l’urgence d’obtenir un statut officiel pour la langue bretonne , langue en danger de quasi disparition à moyen terme. Vous trouverez, ci-dessous, l’article paru dans Ouest-France: Breton : « L'identité, c'est la langue » Les élus d'Askol réclament un statut et des actes pour sa défense Askol, association des élus bretons pour la démocratie, profite du temps du Festival interceltique de Lorient pour monter au créneau et dire l'urgence qu'il y a à agir pour donner un statut officiel à langue bretonne. 1 332 000 locuteurs en 1905, 300 000 en 2005 ! L'association des élus Bretons pour la démocratie, Askol, tire la sonnette d'alarme. Yann Jestin, maire adjoint de Lesneven, président de l'association, martèle : « S'il n'a pas de réaction urgente, vu la structure démographique âgée des bretonnants, le nombre de locuteurs sera très vite de 20 000 en Bretagne. » Selon lui et l'association d'élus, si le breton continue de « s'éroder, c'est parce qu'il n'a pas de statut. Il faut obtenir ce statut pour le préserver. » Mais jusqu'à présent, l'état français refuse de signer la charte des langues minoritaires d'Europe, à l'heure où le gaélique irlandais devient la 21e langue officielle de l'Union. « L'obstination de l'état français à ne pas vouloir reconnaître officiellement les langues parlées sur son territoire est aberrante. » Alors que ces mêmes langues, comme le basque et le catalan, officielles en Catalogne sud et au pays Basque sud, sont reconnues au niveau européen, « y compris par Paris. » En outre, quelle place occupe le breton dans les antennes et les médias ? Yann Jestin pointe du doigt la politique audiovisuelle : « Pendant l'Eisteddfod, la fête nationale galloise, en huit jours il passe plus d'émissions en gallois que ce qui est diffusé en une année par France 3. Nous avons un effort immense et urgent à faire dans l'audiovisuel en breton. » Pour l'élu de Lesneven, fort du soutien de 96 % des communes bretonnes qui ont voté des voeux en faveur du breton, « quand on veut sauver une langue, il n'y a pas 36 solutions : c'est dans l'enseignement qu'il faut mettre le turbo. Si le breton était intégré totalement au système éducatif, les jeunes seraient contents de l'apprendre. Pourquoi mettre le breton à des heures tardives, après les cours. Sans faire de commentaire sur la politique de l'Interceltique en matière de bilinguisme, il poursuit : « On voit un nombre important de festivals en Bretagne, construits autour de la musique, de la culture. Mais d'où vient tout cela • De la langue ! L'identité c'est la langue. » À propos de la politique pour le breton du conseil régional, les élus bretonnants en redemandent. « C'est bien, nous sommes contents de voir ce nouveau plan. Mais derrière, où sont les moyens • Ce qui importe, c'est l'action. Le président de la Région doit s'engager dans une action résolue en faveur d'une révision de l'article 2 de la Constitution. » Article qui dit que la langue de la République est le Français. Et qui bloque les avancées en matière de reconnaissance des langues régionales sur le territoire français depuis 1992. Christian GOUEROU. Date de création : 08/03/2006 @ 15:34 | Réunification
La sortie du magazine départemental N° 54 du Conseil général de Loire-Atlantique clairement favorable à la réunification administrative de la Bretagne est un événement de première importance. Ce magazine est reçu par tous les foyers du plus grand département breton.
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